Une note de 99,5 sur 100. C’est le score vertigineux qu’ont décroché deux palaces parisiens dans le dernier classement publié par La Liste, référence mondiale en matière d’hôtellerie de luxe. Pas une fraction de point de moins que les huit autres établissements qui partagent avec eux la première place d’un palmarès couvrant 1 000 adresses réparties sur les cinq continents.
Ce résultat n’est pas le fruit d’une seule opinion autorisée, ni d’un jury fermé à huis clos. La méthode repose sur l’agrégation de 400 sources critiques par établissement — inspecteurs professionnels, influenceurs, voyageurs ordinaires — compilées par un algorithme de notation. La question qui s’impose alors : quels sont ces deux hôtels parisiens capables de séduire à la fois un critique chevronné et un touriste lambda ?
La Réserve et Le Meurice : les deux Parisiens au sommet du monde
Le premier n’est pas un inconnu du classement : La Réserve, dans le 8e arrondissement, figurait déjà parmi les toutes premières adresses l’année précédente. Niché avenue Gabriel, à deux pas des Champs-Élysées, cet hôtel à l’atmosphère résolument intime confirme sa place parmi l’élite mondiale.
Le second est une institution d’une autre envergure encore. Le Meurice, qui surplombe le Jardin des Tuileries depuis plus de deux siècles, incarne à lui seul ce que l’on appelle le savoir-faire à la française : histoire, élégance des lieux, prestations millimétrées. Les deux établissements réunis forment un argument difficilement contestable en faveur de Paris comme capitale mondiale de l’hôtellerie haut de gamme.
Comment La Liste construit un classement qui échappe aux chapelles
Derrière chaque note se cache un travail d’agrégation considérable. Pour chaque hôtel évalué, La Liste consulte 400 critiques issues de sources très différentes : un inspecteur anonyme d’un grand guide gastronomique n’a pas le même regard qu’un compte Instagram suivi par deux millions d’abonnés, et pourtant les deux comptent. L’algorithme pondère ces avis pour produire une note sur 100.
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Ce système présente un avantage réel : il ne reflète pas l’opinion d’un seul cercle d’initiés. Un palace peut exceller auprès de la presse spécialisée et décevoir le grand public — ou l’inverse. Atteindre 99,5 dans ces conditions, c’est avoir convaincu tout le monde, sans exception.
Les 8 autres adresses à 99,5 : la concurrence mondiale à ce niveau
Paris domine, mais ne règne pas seul. Huit autres établissements partagent ce score de 99,5 sur 100, représentant quatre continents :
- Badrutt’s Palace Hotel — Saint-Moritz, Suisse
- Il San Pietro di Positano — Positano, Italie
- Las Ventanas al Paraiso — Los Cabos, Mexique
- Mandarin Oriental Bangkok — Bangkok, Thaïlande
- One&Only Portonovi — Monténégro
- Rosewood Mayakoba — Riviera Maya, Mexique
- The Peninsula Chicago — Chicago, États-Unis
- The Peninsula Shanghai — Shanghai, Chine
Deux adresses mexicaines dans le top 10 mondial — c’est l’un des enseignements les plus inattendus de ce palmarès, et un signe que l’hôtellerie d’exception n’est plus le monopole de l’Europe et de l’Asie du Sud-Est.
La France dans le reste du classement : 100 adresses et 7 Parisiens supplémentaires
Au-delà du podium partagé, la France confirme une présence massive dans l’ensemble du top 1000, avec 100 adresses au total. Et Paris, à elle seule, place 7 hôtels supplémentaires sur la deuxième marche du classement, avec des scores légèrement inférieurs mais tout aussi remarquables.
On y retrouve le Ritz, le George V, le Plaza Athénée, le Bristol, le Saint James, le Cheval Blanc — qui perd toutefois une place par rapport à l’édition précédente — et enfin le Crillon. Sept noms qui, à eux seuls, résument plusieurs décennies de perfectionnement de l’art de recevoir.
Ce que ce palmarès dit vraiment de Paris en 2025
On pourrait relativiser : un classement reste un classement, et les algorithmes ont leurs angles morts. Reste que La Liste est aujourd’hui l’une des rares évaluations à croiser autant de sources différentes pour chaque établissement, ce qui lui confère une légitimité difficile à ignorer dans le secteur.
Pour Paris, la consolidation de cette position au sommet intervient dans un contexte où la capitale cherche à maintenir son attractivité touristique après les années post-Jeux olympiques. Deux palaces parisiens élus meilleurs hôtels du monde sur 1 000, c’est un argument de poids — même si, comme le rappelle sobrement le classement, cette excellence a nécessairement un coût que toutes les bourses ne peuvent pas absorber.
Le prochain palmarès de La Liste permettra de voir si La Réserve et Le Meurice confirment une domination qui, pour l’instant, ne souffre d’aucune contestation sérieuse.
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