Le mercredi 1er juillet 2026, pendant que Bad Bunny se produit sur la scène du Stade Vélodrome à Marseille, son double de cire prend tranquillement possession d’une salle du musée Grévin, boulevard de Montmartre dans le 9e arrondissement de Paris. Deux événements simultanés, un seul artiste — et une présence française qui, ce soir-là, s’étend littéralement sur deux villes à la fois.
Pour les fans qui n’ont pas décroché de place pour les concerts parisiens des 4 et 5 juillet à Paris La Défense Arena, cette entrée au Grévin représente une alternative concrète : se retrouver face au chanteur portoricain, à quelques centimètres, sans barrières de sécurité ni foule de 40 000 personnes. Reste à savoir ce que cette statue a vraiment dans le ventre — et pourquoi le musée a choisi cet artiste précisément maintenant.
Bad Bunny au Grévin : pourquoi lui, pourquoi ce 1er juillet
L’entrée de Bad Bunny au musée Grévin n’est pas un coup de communication improvisé. Elle coïncide avec une semaine française exceptionnelle pour l’artiste : concert à Marseille le 1er juillet, puis deux soirées consécutives à La Défense Arena les 4 et 5 juillet. Le musée ancre ainsi son annonce dans un moment de visibilité maximale pour le roi du reggaeton en France.
L’argument de fond, lui, tient à des chiffres difficiles à contester. L’album Un verano sin ti, sorti en 2022, figure parmi les disques les plus streamés de toute l’histoire de Spotify — une performance qui place Bad Bunny dans une catégorie à part, bien au-delà du simple phénomène de saison. Le musée Grévin, qui sélectionne ses personnalités en fonction de leur rayonnement culturel mondial, a visiblement tranché sans hésiter.
Claus Velte : la méthode du sculpteur qui n’a jamais rencontré l’artiste
La statue a été réalisée par le sculpteur Claus Velte, en collaboration étroite avec les équipes créatives du musée Grévin. Particularité de cette commande : Velte a travaillé exclusivement à partir de photographies de l’artiste, sans séance de pose en direct.
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Ce choix de méthode n’est pas inhabituel pour le Grévin, mais il impose une rigueur particulière dans la lecture des images. Chaque volume du visage, chaque nuance de couleur des yeux et des cheveux a été reconstruit par analyse photographique. Le résultat vise la fidélité maximale — non pas une interprétation artistique, mais une reproduction aussi exacte que possible du chanteur tel qu’il apparaît en 2025-2026.
Porto Rico boulevard de Montmartre : un décor pensé comme un clip
Ce qui distingue cette installation des entrées habituelles au Grévin, c’est l’attention portée à l’environnement de la statue. Le décor ne se contente pas d’un fond neutre : il s’inspire directement de deux références visuelles précises.
- La pochette de DeBÍ TirRAR Más FOTos, le dernier album de Bad Bunny, sert de point de départ esthétique principal.
- La performance de la mi-temps du Super Bowl de février 2025, regardée par des dizaines de millions de téléspectateurs, a également alimenté les choix scénographiques.
- Une végétation rappelant les paysages de Porto Rico habille l’ensemble.
- Un fauteuil en plastique blanc — objet récurrent dans l’univers visuel de l’artiste — occupe le centre de la scène.
- Un second fauteuil est prévu pour qu’un visiteur puisse s’y installer à côté de la statue.
- Le crapaud concho, symbole de Porto Rico omniprésent dans les clips de Bad Bunny, complète le tableau.
C’est donc un hommage à l’île natale de l’artiste qui s’installe à quelques mètres des Grands Boulevards — un contraste géographique assumé, presque revendiqué.
Ce que les fans sans billet peuvent retenir de cette semaine parisienne
Les concerts des 4 et 5 juillet à Paris La Défense Arena affichent complet depuis plusieurs semaines. Le Stade Vélodrome de Marseille, lui, accueille Bad Bunny dès le 1er juillet — même jour que l’inauguration de la statue. Pour ceux qui se trouvent dans la capitale ce soir-là, le Grévin ouvre donc une troisième voie d’accès à l’univers du chanteur, sans billet revendu à prix gonflé.
L’adresse est celle du musée depuis toujours : 10, boulevard de Montmartre, Paris 9e. La statue est visible à partir du 1er juillet 2026, et contrairement aux concerts, elle ne disparaîtra pas après deux soirées.
Grévin, juillet 2026 : ce que cette inauguration dit du statut de Bad Bunny en France
Entrer au musée Grévin reste, en France, une forme de consécration culturelle que peu d’artistes latino-américains ont obtenue. Le musée, fondé en 1882, a toujours fonctionné comme un baromètre de la célébrité telle que le grand public français la perçoit — pas seulement les initiés ou les critiques spécialisés.
Le fait que Bad Bunny rejoigne ses galeries en 2026, précisément au moment où il remplit des stades de plusieurs dizaines de milliers de places en France, confirme un basculement : le reggaeton et la musique urbaine hispanophone ne sont plus des genres de niche dans le pays. La statue de cire ne fait qu’officialiser ce que les chiffres de billetterie disaient déjà depuis plusieurs mois.
La question qui reste ouverte est de savoir combien de temps l’installation durera au Grévin — et si d’autres artistes de la scène latina pourraient suivre le même chemin dans les prochaines saisons.
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